L’évasion des polyèdres

Bienvenue sur le site internet de Guy le Berre auteur de "l’évasion des polyèdres". Que vous souhaitiez savoir ce qu’est un polyèdre, où se trouve Concarneau…Vous cliquez au bon endroit… Laissez vous embarquer par les anecdotes et souvenirs d’un mathématicien, poète, musicien, chanteur…

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Jean-Paul Pierlot

ingénieur, concepteur


De « l’évasion des polyèdres » de Guy Le Berre
Quelques pensées d’un évadé

Sous ses allures de livre scolaire à dominante mathématiques, point de galère subie mais une pédagogie, attrayante, riche et néanmoins accessible, à la découverte d’une famille d’harmonies naturelles présentes dans nos banales 3D, surprenantes de régularité. L’illustration est magnifique et démontre la fascination de cette famille sur ceux qui l’ont entrevue au fil de toutes les générations : contemplatifs, philosophes, peintres, géomètres et autres profils à la pensée et au regard en éveil… les générations d’aujourd’hui ne font pas exception.

L’énergie de Guy et de tous ceux qu’il a entraînés dans le sillage de son enthousiasme en est la preuve. L’émulation et les coopérations qui ont conduit à construire de leurs mains puis exposer des œuvres explicites et à réaliser ce beau livre en en assumant les risques sont exemplaires.

L’ouvrage est buissonnant, chacun peut y trouver son petit bonheur et son « angle d’attaque », il est le contraire de l’aridité, du formatage et de la prétention. Placé à portée de main, il peut être ouvert sur un chapitre ou un autre selon le désir et l’agilité du moment… attention il donne en général envie de jouer des prolongations. Les polyèdres n’ont pas fini de rebondir !

Plus modérément, j’ai abordé cette géométrie par épisodes spontanés : enfant avec du carton, en réinventant les déclinaisons semi-régulières, adolescent avec du métal, tubes vernis, billes nickelées et colle, trop fragile à l’époque, beaucoup plus tard, en qualité de créateur amateur de casses-tête en bois « quasi impossibles », je fus sollicité pour créer des modèles pas trop difficiles et décoratifs… les polyèdres ont naturellement refait surface dans mon inspiration spatiale, y compris les spécimens étoilés. Guy les a écartés de son ouvrage, trop encombrants peut-être ? ils paraissent cependant intéressants dans ma vision d’ingénieur pour la mise en lumière des relations entre toutes les architectures régulières, convexes ou non, mais cette façon d’aborder le sujet a sans doute déjà été développée dans d’autres ouvrages, alors : discussion à suivre… autour d’un verre pour le plaisir.

Ainsi, dans les années 80, cette inspiration toute personnelle m’a conduit à la conception et au développement d’une gamme d’assemblages polyédriques en bois d’essences diverses, selon exigences d’usinage, précision, stabilité, aspect… sycomore, hêtre, bouleau, pin…, mettant à l’épreuve les meilleurs savoirs-faire jurassiens. Elle est distribuée depuis et vit sa vie. J’espère qu’elle a suscité et suscite encore l’envie d’en découvrir davantage et… de plonger dans le livre de Guy, il en raconte tellement plus qu’un objet de salon que la plupart des propriétaires ne démontent jamais !

Toujours est-il que le jour où j’ai découvert ce livre sur une table de la Librairie du Compagnonnage, la décision d’achat n’a pas demandé plus de 2,5 secondes, effet de surprise inclus !

C’était le déclic pour que je reprenne quelques études laissées en sommeil et engage un nouvel épisode de croquis et calculs, c’est-à-dire satisfaire à nouveau mon penchant pour le jeu de la géométrie descriptive et de la trigonométrie, chacun son truc ! La rédaction d’un descriptif de ma vision du grand rhomboèdre d’or et de ses déclinaisons magiques n’attend plus qu’une prochaine disponibilité d’esprit pour ce moment de pur plaisir, pris dans la perspective de son partage.

Pour les autres visiteurs du livre de Guy, ce seront des dizaines d’autres pistes de réflexion et surtout des envies d’en découvrir davantage, en s’inventant dans la démarche des penseurs d’antan. En bref, ce livre est bien une « invitation à l’évasion », dans des directions beaucoup plus variées que ne laisserait supposer, a priori, la rigueur de la seule géométrie régulière, établie autour des 31 droites concourantes qui partagent l’espace en 120 parts égales ou symétriques. Merci l’artiste !
Jean-Paul PIERLOT, ingénieur, concepteur
Juillet 2007


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