L’évasion des polyèdres

Bienvenue sur le site internet de Guy le Berre auteur de "l’évasion des polyèdres". Que vous souhaitiez savoir ce qu’est un polyèdre, où se trouve Concarneau…Vous cliquez au bon endroit… Laissez vous embarquer par les anecdotes et souvenirs d’un mathématicien, poète, musicien, chanteur…

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les interventions en écoles primaires et collèges, de la maternelle à l’université…

petite histoire illustrée de la formule des polyèdres qui fait mouche …


Les interventions dans les écoles ont apporté une autre dimension aux souvenirs : l’idéal était la ballade autour de l’exposition "mathématières"dans le hall de la mairie de Quimper ; Raymond Le Lann, directeur de l’école Jules Ferry y amena les classes attentives de CM1 et CM2, attentives parce que une semaine après, des élèves en vacances, étaient revenues expertes sur l’instrument à sons, pour l’avoir vu et entendu.

La première école qui proposa une visite en classe, fut celle de Penanguer à Quimper, en 2004 dans mon quartier d’alors, sur les côteaux de Penhars, donc à deux pas du mobile installé dans le salon ; c’était à la demande de Franck, curieux de tout, pour ses élèves de CM1. Chacun choisit son préféré parmi les objets emportés, parfois l’hélicoïde pour les filles, le polyèdre "ballon de football" pour les garçons. Ceci prêtait surtout à discussion.

A l’école primaire de Kermoysan, en ZEP, le directeur, Bernard Rioual me proposa 5 séances le vendredi matin avec des groupes de 12 élèves, mêlés, venant de CE2, CM1, CM2 et CLIS (jeunes en difficulté). C’était une initiative étonnante, généreuse, proposée par tous ses collègues. Sans détailler l’ensemble des travaux, le dernier matin, on devait se lancer dans la construction d’une boîte en papier canson, à base pentagonale…donc à partir du patron, découpage, languettes, pliage, collage puis coloriage. Je ne sais plus quel élève a lancé l’idée d’étoiles à 5 branches sur les faces, mais les couleurs se retrouvaient dans leurs origines familiales au Maroc, en Turquie…pour la moitié des boîtes. Pourtant la petite Lydie de CLIS, était désespérée au bord de l’abandon. La maîtresse, Marie, sut la calmer et la patience en particulier de la prise de colle aboutit à la boîte. L’explosion de joie se traduisit par un joli flot de paroles : « alors là, je l’appelle « le vagabond », c’est le nom de mon chien…et tu ne sais pas ? mon père va venir dans 15 jours, quand il va voir ça, il n‘en reviendra pas : c’est toi ?… »

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A Plozevet, au collège Henri le Moal, Anne Claire la documentaliste et Stéphane professeur de mathématiques, ont mis en place une exposition du mobile aux 23 polyèdres, puis des exposés aux classes de 5ème, en 2007. Il existe des collèges de campagne ou bord de mer, heureux d’organisation culturelle, sans le moindre accroc. Et j’ai profité de l’occasion pour retrouver des souvenirs de jeunesse. En 1958 Dans le vieil amphi, archi bondé de la faculté des sciences de Rennes, le premier cours fut dispensé par Henri le Moal, pédagogue élégant, décontracté sans notes. Nous savions, les Finistériens, qu’il était natif de Plozévet. En 1965, d’ailleurs, Edgar Morin fit une étude sur le canton, impressionné du nombre de scientifiques et écrivains, issus de la commune…Henri Le Moal, termina sa carrière recteur d’académie, d’exception, d’où le nom du collège.Ce fut l’occasion de mesurer l’attention des jeunes, aux liens. Dans l’histoire des polyèdres, le jardin Académos de Platon, prenait soudain une forme concrète à Athénes, sous forme de diapo, d’une mosaïque. Elle montrait le philosophe entouré de ses amis chercheurs, pourtant Académos était avant tout un soldat qui avait chassé les envahisseurs. Cette fois le lien se fit, sans artifice, autour de l’académie entre l’élite grecque et l’homme de Plozevet. Rendez-vous fut donné pour une autre intervention de plus grande envergure et je l’appelle "le marathon de Plozevet" le 5 juin 2009 :

à 9h, montage de l’exposition "mathématières", durant 15 jours, des mobiles , dirigeable, instruments à sons. Exposition possible grâce à Pierre Moreau, l’homme de l’éolienne sphérique et des pavages mandalas, grâce aussi aux voitures plus spacieuses du personnel.

à 11h, nous avons reçu la visite de la classe CE2 d’Anne Marie, de l’école toute proche du collège. Les métallophones sont devenus instruments à percussion très douce. Alors que je parlais des polyèdres, et du plus grand en particulier, une petite blonde a dit :" celui là contient 30 carrés, 20 triangles, 12 pentagones" , c’était à la lecture de feuilles posées sur une table pour les collégiens. Voilà une belle relation spontanée entre écriture, lecture et objets.

à 14h, dans la salle communale "avel dro" (le tourbillon dans un pays ouvert au vent) 3 classes de 5ème et une classe de 4ème étaient rassemblés pour 2h d’exposés, avec vidéos et illustrations sur grand écran. Simplement pour saluer l’encadrement de ces jeunes bien préparés à cette sortie du collège, je citerai 2 exemples mathématiques, montrant une attention décontractée : la hauteur de la pyramide de Chéops suivant Thalès et les ombres ; le nombre de sommets d’un polyèdre avec la formule donnée oralement, et pas forcément trouvé par les meilleurs. à 16h, nous sommes retournés avec une de ces classes, sous l’exposition, avec leur professeur de SVT…La pomme coupée dans le sens longitudinal et son étoile à 5 branches…Je devais aborder la coquille Saint Jacques ses cotes, ses angles, ses cercles. Du coup le nombre d’or du tableau "la naissanc de Vénus" de Botticelli nous a emportés vers la suite de Fibonnacci…

Lycée professionnel du batiment de Pleyben, La formule du prof. de maths, permet de faire le lien entre les constructions savantes et les élèves de 4ème.
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Comment rendre les mathématiques intéréssantes et si possible amusantes ?
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En avril 2004 Conférences

au lycée francophone Galatasaray et au lycée Notre Dame de Sion d’Istanbul . 5 séances de travail de 14 à 17H avec les étudiants. 2 séances avec les CM2 des écoles Galatasaray et Pierre Loti à l’Institut Français d’Istanbul de 9H à midi. Sur la photo, dans les jardins du lycée Galatasaray : les étudiants, l’organisateur des journées Hervé Nataf, l’ébéniste Sarp avec le polyèdre gigogne, ainsi que Guy Le Run et Christine Bramoullé de "mathématières". Sarp est malheureusement décédé l’an dernier. Un couple de verriers des vieilles ruelles escarpées, a pris la relève et réalisé ce vitrail aux 30 losanges suivant le procédé Tifany, en exposition au lycée.
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Galatasaray avril 2004
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verriers d’istanbul
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intrus Istanbul

Les étudiants de 3ème année de l’école des Beaux Arts de Quimper, ont construit un dodécaèdre en carton de récupération (arête de 1m). L’invitation de Cathy, le jeudi 20 novembre 2008, le soir du beaujolais nouveau, servi de l’intérieur (par des entrées en pentagones), était vraiment une fête, la concrétisation qu’un travail peut être un plaisir. C’est ce qu’on appelle une oeuvre. Un autre signe vivant du livre, quand on peut le trouver en bibliothèque… Photo de Bruno Peinado, leur professeur. On reconnaît, à droite, l’artiste Stéphane Magnin venu de la villa Arson de Nice, centre national d’art contemporain.

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à l’école des Beaux arts

Et voici Seidina, 4 ans aux percussions sur l’instrument à sons


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